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Convergence IFRS / US GAAP


Dans un article publié le 19 mai 2006 par le Financial Times , Tommaso Padoa-Schioppa, qui à cette date présidait l'IASCF (pour en savoir plus, consulter l'article Démission de T. Padoa-Schioppa, président de l'IASCF), répond à l'appel à l'arrêt de la convergence IFRS / US GAAP ( Generally accepted accounting principles ou principes comptables générallement admis) lancé récemment par un cabinet d'audit international.

Selon M. Padoa-Schioppa, cet appel est sans fondement car les marchés sont en voie de mondialisation. D'après lui, les différences dans les méthodologies comptables et les systèmes de reporting engendrent un fardeau croissant et rendent les comparaisons internationales difficiles et coûteuses.

" Premièrement, la convergence n'est pas un jeu à somme nulle, dans lequel l'avantage obtenu par l'un des normalisateurs l'est nécessairement au détriment de l'autre. Deuxièmement, la convergence n'a pas pour objectif de conduire à la prédominance de l'approche américaine basée sur des règles, par rapport à celle retenue par l'IASB fondée sur des principes " a-t-il déclaré.

M. Padoa-Schioppa a rappelé que la convergence avait fait l'objet d'un memorandum signé par l'IASB et le FASB en février 2006, qui a recueilli l'assentiment de la Commission européenne et de la SEC (pour en savoir plus, consulter l'article Engagements réaffirmés de l'IASB et du FASB pour améliorer la cohérence, la comparabilité et l'efficacité des marchés internationaux de capitaux).

L'ancien président pose notamment les questions suivantes : en quoi serait-il mieux que l'IASB et le FASB parviennent à des conclusions différentes sur les mêmes thèmes ? Cela ne revêtirait-il pas plus de sens pour les deux organismes de bénéficier de l'expertise d'un plus large spectre de participants au marché (...) ?

Enfin, M. Padoa-Schioppa précise que l'impact du programme de convergence va au-delà des zones américaine et européenne. " C'est la promesse d'une amélioration de l'accès aux marchés américain et européen, qui a encouragé d'autres économies développées ou émergentes (Brésil, Chine, Inde et Japon) à opter pour la convergence de leur référentiel vers les IFRS. Renoncer à la convergence ne conduirait pas à une seconde meilleure solution pour le monde qui a déjà deux référentiels majeurs : les IFRS et les US GAAP. Cela conduirait vraisemblablement à un monde dans lequel chacune des principales économies présenterait ses propres spécificités " ajoute-t-il.

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