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L’EFRAG publie une étude quantitative sur le goodwill et sa dépréciation


Le 29 septembre 2016, l’EFRAG a publié une étude quantitative sur le goodwill et sa dépréciation.

L’objectif de l’étude est de faciliter le débat relatif à la comptabilisation du goodwill en fournissant des données sur la façon dont le goodwill et sa dépréciation ont évolué au cours du temps. L’EFRAG présente une analyse quantitative d’un échantillon de sociétés de 2005 à 2014, et compare les données européennes à d’autres échantillons de sociétés américaines, australiennes ou japonaises.

L’étude présente des données européennes sur

  • La tendance du goodwill et de ses dépréciations,
  • Le poids relatif du goodwill comparé aux autres éléments des états financiers, comme le total des actifs et les capitaux propres,
  • Le niveau de concentration du goodwill, et la concentration et la fréquence des pertes de valeur,
  • L’évolution du goodwill et des pertes de valeur comparée à la capitalisation du marché, et
  • Une ventilation des données par secteur.

Principales conclusions en Europe

  • De 2005 à 2014, le montant total du goodwill comptabilisé a augmenté de 935 milliards à 1 341 milliards, soit une augmentation de 43%.
  • Un petit nombre de sociétés représente une large part du montant total du goodwill.
  • Le ratio « goodwill rapporté aux actifs » est resté plutôt stable au cours du temps à environ 3,7%. Ce ratio est significativement plus élevé quand on ne prend pas en compte les sociétés financières, mais il a diminué progressivement depuis 2009.
  • Le ratio « goodwill rapporté aux actifs nets » a diminué depuis 2008, mais était toujours significatif en 2014 (20%).
  • Le montant des pertes de valeur comptabilisées a atteint son plus haut niveau en 2008 et 2011, années de performance négative des marchés financiers. En moyenne, les pertes de valeur représentent 2,7% du goodwill à l’ouverture.
  • Les pertes de valeur sont significativement concentrées sur un petit nombre de sociétés, notamment dans les industries des télécoms et de la finance.
  • Le niveau absolu et relatif du goodwill et des pertes de valeur varient significativement d’une industrie à l’autre.

Comparaison internationale

Les principales leçons de cette étude sont les suivantes (étant précisé que les sociétés japonaises analysées appliquent les normes japonaises, qui requièrent l’amortissement du goodwill) :

  • Evolution du goodwill : de 2005 à 2014, le montant total du goodwill a augmenté, quel que soit l’indice. Les Etats-Unis et l’Europe présentent un total et une moyenne par société plus élevés que le Japon et l’Australie.
  • La concentration du goodwill est un trait caractéristique de tous les indices.
  • Les Etats-Unis et l’Europe possèdent un ratio « goodwill rapporté aux actifs nets » plus élevé qu’en Australie et au Japon.
  • Le ratio « goodwill rapporté à la capitalisation boursière » montre plus de volatilité durant la période pour tous les indices, du fait de la volatilité de la capitalisation financière.
  • Pour les Etats-Unis et l’Europe, la capitalisation boursière est significativement plus élevée que le montant des capitaux propres. La différence est beaucoup plus faible au Japon.
  • Les pertes de valeur concernant le goodwill étaient élevées aux Etats-Unis et en Europe en 2008, et aussi en 2011 et 2012 principalement en Europe et en Australie.
  • Analyse par secteur : les télécoms, les biens de consommation de base et la santé présentent les ratios « goodwill rapporté aux actifs nets » les plus élevés.

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Pour télécharger l’étude de l’EFRAG (en anglais)

Pour se connecter au site internet  de l’EFRAG

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