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L’IASB et le reporting intégré


Le 27 avril 2017, la Fondation IFRS a publié le discours du président de l’IASB intitulé « l’IASB et le reporting intégré ». Ce discours a été donné à l’occasion de la réunion du Conseil international du reporting intégré (International Integrated Reporting Council – IIRC) à New York le 26 avril dernier.

Les Trustees ayant confirmé l’approche actuelle de l’IASB d’élargir le reporting d’entreprise, l’IASB s’est penché pour la première fois lors de sa réunion du mois de mars sur le rôle exact qu’il pourrait occuper dans ce projet, sans aboutir à ce stade à une conclusion.

En préambule, le président de l’IASB, Hans Hoogervorst, a indiqué que l’information financière n’était pas pour autant menacée. Premièrement, parce que l’information financière est avant tout – mais pas exclusivement – tournée vers le passé et qu’elle constitue la preuve la plus tangible de la performance financière d’une entreprise. Le compte de résultat demeurera la plus importante source d’informations et la plus comparable pour les investisseurs. Deuxièmement, parce que toute création de valeur se traduira en bout de course dans les états financiers, bien que souvent avec un décalage temporel important. Pour ces raisons, il est fortement probable que les états financiers resteront pour les investisseurs et les créanciers le principal point d’ancrage pour l’évaluation de la performance d’une entreprise.

Cadre conceptuel

Hans Hoogervorst reconnaît que dans le cadre conceptuel de l’information financière, les états financiers n’ont pas pour vocation générale de montrer la valeur d’une société et que les utilisateurs ont besoin d’autres sources d’informations pour procéder à leurs estimations. Ces éléments manquants figurent souvent dans le reporting intégré.

Guide pratique relatif au rapport de gestion (publié en 2010)

Ce guide invite les dirigeants à fournir des éléments de contexte sur les états financiers. Or, ces informations sont des éléments importants du reporting intégré. Le guide indique également que l’information fournie en dehors des états financiers peut être utile aux utilisateurs pour prendre leurs décisions économiques.

Hans Hoogervorst en conclut qu’il y a une base commune importante entre l’information financière et le reporting intégré.

Le reporting intégré

Depuis 2010, date de parution du guide, le monde a changé. C’est pourquoi, l’IASB s’intéresse actuellement à la question de savoir s’il y a lieu de mettre à jour ce guide pour prendre en compte les dernières évolutions : par exemple, pour que soient fournies des informations sur la manière dont les évolutions de l’environnement externe ont affecté le business model et la stratégie de l’entreprise. Que ce soit le Strategic Report Guidance publié par l’UK Financial Reporting Council ou l’International Framework de l’IIRC, les deux publications adressent en effet plus clairement les ressources qui ne sont pas incluses dans les états financiers.

L’IASB estime être particulièrement bien placé pour assurer la connexion entre les rapports financiers et les informations non financières, ce qui est essentiel pour assurer le succès du reporting intégré.

Conclusion

En conclusion, Hans Hoogervorst a souhaité néanmoins rester prudent, en précisant que si ce guide était mis à jour, il estimait qu’il devrait rester non-obligatoire et qu’aucune décision n’avait été prise à ce sujet pour l’instant par l’IASB. En effet, par le passé, l’IASB a plusieurs fois pris en charge plus de projets qu’il ne pouvait en traiter ; et c’est la raison pour laquelle l’IASB se montre désormais très prudent pour ajouter un nouveau projet à son agenda.

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